Qui nous sommes

 

 

Introduction

Jubilé 2000 est un mouvement international présent dans plus de 40 pays, qui appele à un nouveau départ sans dettes, pour plus d'un milliard d'individus, à la veille du millénaire. Nous proposons:

Les dettes non-remboursables des pays les plus pauvres – Plus de 50 pays dans le monde ont des dettes qui ne seront jamais repayées, et pourtant ils croûlent sous leur remboursement qui se compte en vie humaines. Le fardeau de la dette pour les plus appauvris représente 93% de leur revenus. En Zambie, chaque citoyen doit désormais aux créanciers du pays $790 – plus du double du revenu annuel moyen. Chaque année, des ressources sont déviées des dépenses de santé, de sanitation et d'éducation, au profit du remboursement non-productif de la dette. Le PNUD en 1997 déclarait que les vies de 21 millions d'enfants pourraient êtres sauvées si l'argent consacré aux remboursements de la dette était investi dans les services de santé et d'éducation.

L'an 2000 – La crise de la dette dans le monde en voie de développement a eu un impact dévastateur depuis son émergence en 1982. La campagne Jubilé 2000 croit fermement qu'il est temps de donner aux créanciers une échéance pour agir. La campagne s'inspire des fondements Bibliques de l'année du Jubilé: périodiquement, tous les 7x7 ans, c.à.d. 50 ans, les dettes sont pardonnées et les esclaves libérés. Ainsi: “...vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants.” (Lév.25:10)

Le jubilé est le moment d'appliquer des mécanismes d'auto ré-ajustement pour retrouver l'équilibre et l'égalité dans la société.

Suivre un processus juste et transparent – Le processus actuel de prêts et de gestion des dettes est fondamentalement injuste. Les prêts internationaux sont négociés en secret entre les élites locales et de puissants créanciers tels le FMI, la Banque Mondiale et les agences gouvernementales de crédit à l'exportation. Les prêts ont souvent une motivation politique ou commerciale (promotion des exportations). Ainsi, Mobutu reçu $8.5 milliards de prêts malgré la connaissance répandue de ses abus de pouvoir et de sa corruption. En Grande Bretagne, 96% des dettes dûes au pays par les pays les plus pauvres sont dûes au Département des garanties des crédits à l'exportation du Ministère du commerce et de l'industrie. Ces dettes sont utilisées comme incitations à acheter des produits britanniques. Pourtant ce sont les gens ordinaires qui subissent les coûts, alors que les fonds sont detournés des besoins primordiaux de santé, d'éducation et d'infrastructure de base (eau, électricité, habitations, etc.) vers le remboursement des dettes. Il n'existe jusqu'à présent aucune loi sur la banqueroute internationale, de ce fait, on ne tire jamais le trait sur ces dettes inpayables. Au contraire toute négociation ayant attrait aux dettes est toujours menée par les créanciers, qui sont évidemment réticents à voir les dettes annulées.

 

Les évènements importants de l'histoire de Jubilé 2000

 

Sur la trace des abolitionnistes de l'esclavage

Au fil des siècles, lorsque des individus ont uni leur force pour changer leur société, ils ont souvent réussi, malgré les circonstances défavorables. L'un des parallèles le plus proche de la crise de la dette est la traite des Noirs transatlantique. C'était aussi un système d'oppression international officiellement accepté comme étant la norme pendant des générations et un élément nécessaire à la vie et au commerce... Encore une fois, l'Occident bénéficiait des ressources de l'hémisphère Sud alors que les pays du Sud et en particulier ceux d'Afrique sub-saharienne étaient dévastés.

Mais en 1833, la traite des esclaves fut abolie dans toutes les possessions britanniques. Ce n'était pas à cause d'un individu ou d'une organisation spécifique, mais grâce aux efforts concertés de milliers de personnes. Des personnes résistants l'esclavage sur des plantations étaient soutenues par des gens ordinaires en Grande Bretagne et les autres pays européenne. Ils étaient convaincus par les soulèvements et la conduite courageuse de ces esclaves et par la passion d'individus tels William Wilberforce en Grande Bretagne, que le status quo était inacceptable et pourrait changer. Des parlementaires influentiels, tel que Wilberforce, ont adopté la clause, mais il fallait l'accord et le support de milliers de gens ordinaires des personnes pour assurer la destruction de l'esclavagisme.

De la même manière, l'oppression des dettes des pays les plus pauvres pourrait être éliminée d'ici l'an 2000. Alors le monde pourrait débuter un nouveau millénaire avec un espoir nouveau pour les pauvres, et un nouveau départ pour les relations internationales.

Les puissants propriétaires de plantations étaient certainement l'un des obstacles majeurs à l'abolition de l'esclavage dans les Antilles. Leurs intérêts étant le mieux préservés lorsque l'esclavage demeurait intact. Le mécanisme leur donnait des pouvoirs de pénétration dans les nations d'où les esclaves étaient d'origine; des avantages commerciaux étaient garantis et ils étaient assurés de pouvoir produire de bonnes récoltes et de recevoir de bons prix pour celles-ci.

De la même manière aujourd'hui c'est dans l'intérêt à court terme de nombreux pays Occidentaux de maintenir une influence dominante sur les plus appauvris de la planète. Mais la justice appèle aux pays riches de céder ces privilèges injustes, détenus aux dépens des pauvres. Si les créanciers acceptent les propositions de rémission des dettes, la levée des contraintes sur la croissance pourrait permettre aux pays pauvres de réelement oser affronter la compétition internationale sur des bases plus équitables. Cela aiderait aussi à réduire leur dépendence sur les poches de richesses externes.

Il existe des personnes jouissant de positions de puissance au Nord comme au Sud qui sont pour l'inauguration d'un monde plus juste, un monde où les dettes sont annulées et la balance des pouvoirs entre créanciers et débiteurs transformée. Mais le soutien de milliers de personnes dans le Sud comme dans le Nord est nécessaire pour faire pression sur ceux qui prennent les décisions. Que ce soient les gouvernements créanciers du Nord ou les débiteurs du Sud, il faut qu'ils voient à terme ce projet pour permettre un changement fondamental.


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